Benjamin HOCHART


Chiens de garde, 2019
Sérigraphie sur papier

80 x 60 cm

60 exemplaires

Imprimés sur 60 papiers différents, colorés ou à motifs, les exemplaires de ce multiple sont tous similaires et différents à la fois. « Suivant la nature des papiers, une couleur peut prendre le dessus ou quasiment disparaître, l’image s’en trouvant nettement transformée. Les quatre passages de sérigraphie présentent ou évoquent chacun à sa façon une sorte de figuration : deux silhouettes ou deux ombres en orange, un rideau de velours violet laissant apparaître en défonce des signes anthropomorphiques (dents, œil, jambe...) ; en vert, une accumulation de personnages semblant pour la plupart regarder à travers le rideau ; enfin un visage gris/rose nacré surplombe l’ensemble, peut-être objet de l'attention de tous ces regards et motivation de ces présences. Tous les éléments composant l’image proviennent de carnets de croquis. À la fois outil d’enregistrement et de mémoire, le carnet est utilisé comme une forme de journal permanent. Le titre, Chiens de garde, évoque la surveillance quotidienne : celle d’un chien pour un habitat, de la vidéo-surveillance, de l’enregistrement des données numériques… Ce grand portrait fragmenté se donne pour ambition de représenter la multiplicité du monde et ses luttes, notamment les figures hallucinées, grimaçantes ou séductrices qui le composent et tentent de remporter nos suffrages. »

Benjamin Hochart développe une œuvre protéiforme, explorant et entremêlant le dessin, la sculpture, l’installation, la vidéo, la performance et l’édition. À la fois politique et poétique, son travail cherche à déjouer les lectures trop rapides.

Œuvre réalisée en collaboration avec Pilote et Vivien Le Jeune Durhin (Paris).

©Albert De Boer

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